Vaccination et vaccins en 2009 en France

 
 
 

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Vaccination : comment rétablir la confiance ?
Paris le 24 févrierUn an et demi après la sortie du rapport d’information parlementaire « Vaccins : convaincre et innover pour mieux protéger», son rapporteur Paul Blanc, sénateur des Pyrénées orientales, et Yves Bur, député du Bas-Rhin rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale, réunissent l’ensemble de la filière vaccins en France : autorités de santé publique, personnels de santé, laboratoires pharmaceutiques, presse médicale autour du thème « Les vaccins : une excellence française à préserver » le 4 mars à la Maison de la Chimie.
Colloque – Mercredi 4 mars 2009 – Maison de la Chimie
Il est bon qu’un bilan soit fait sur la mise en œuvre des mesures préconisées par ce rapport : un renforcement de l’enseignement en vaccinologie a-t-il été introduit dans les études de médecine ? La formation continue des médecins a-t-elle été également enrichie en la matière ? L’obligation de vaccination des personnels soignants est-elle désormais respectée ? Un portail internet « vaccins » regroupant l’ensemble des informations validées par les autorités sanitaires a-t-il été créé ? …. Les questions d’ordre sanitaire sont nombreuses.
De même, alors que plus d’une quinzaine de vaccins nouveaux ou améliorés sont apparus depuis 2000, la capacité d’innovation et de recherche des grands laboratoires pharmaceutiques présents sur le territoire national est-elle préservée et consolidée ? La recherche clinique est-elle encouragée ? Les financements publics suffisants et ciblés sur des projets prioritaires ?
Sur toutes ces questions, il importait de faire le point avec l’ensemble de la filière.
le programme :
9H30 bilan du vaccin antigrippe
10H30           la France est-elle bien préparée à une pandémie grippale ? le système de soins est-il prêt ?
11H30 des vaccins suspects, retrouver la confiance du grand public
12H40           intervention de roselyne bachelot-narquin
14H40 vers de nouveaux vaccins : où en est la R&D ?
15H45 créer un environnement favorable pour la production et l’accès aux vaccins en france
Un enjeu essentiel : redonner confiance aux français
Aujourd’hui, la vaccination, c’est…
- 3 millions de vies sauvées chaque année à travers le monde
- 750 000 enfants sauvés de l’infirmité chaque année
- une trentaine de maladies infectieuses, pour lesquelles un vaccin existe,
- l’éradication totale de la variole
- trois régions du monde (au sens de l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé) certifiées indemnes de poliomyélite : la zone des Amériques en 1991, le Pacifique occidental en 2000 et l’Europe en 2002
- le recul de la diphtérie et du tétanos dans la majeure partie du monde industrialisé
(Source : LEEM – Faits et chiffres du vaccin)
Si la couverture vaccinale de la population française est globalement satisfaisante, elle varie dans des proportions importantes selon l’âge et le vaccin considéré. Ainsi, si la couverture vaccinale des jeunes enfants est convenable, elle se dégrade chez les adolescents et les adultes, faute d’effectuer les rappels nécessaires. De même, depuis quelques années, les autorités sanitaires observent une baisse de plus en plus importante de la couverture vaccinale contre la rougeole et l’hépatite B.
Cause principale, une certaine méfiance de la part du grand public à l’égard des vaccins. Exemple le plus emblématique, le vaccin contre l’hépatite B associé à tort à l’apparition de cas de sclérose en plaque. Les adolescents sont vaccinés justement à l’âge où la sclérose en plaque apparaît le plus souvent. Le personnel médical et le grand public ont très vite fait un lien de causalité entre les deux événements alors que les études démontrent l’absence totale de corrélation.
Le vaccin a maintenant confirmé son efficacité : il a conduit à un effondrement des cas d’hépatite B en France, suite à la campagne de vaccination entre 1994 et 1996.
L’amélioration de la couverture vaccinale suppose de sensibiliser davantage la population à l’efficacité de la vaccination et sur le rôle irremplaçable de toute la chaîne de santé  (médecins généralistes, pédiatres mais également sages-femmes, médecins scolaires, associations de patients) dans le processus d’information des patients.Une telle mobilisation permettrait d’éviter la résurgence de maladies que le grand public croit quasiment disparues : le 29 janvier dernier, une fillette de 12 ans est décédée en Haute- Savoie des suites    d’une rougeole.
« Les personnels de santé attendent un signal politique fort et un engagement des pouvoirs publics pour rétablir la confiance. C’est un véritable enjeu de santé public, affirme Roger Rua, Secrétaire général du SML. « Pour le vaccin contre l’hépatite B, les médecins ont eu des instructions contradictoires de la part des autorités sanitaires. Ce qui complexifie leur travail auprès des patients, eux-mêmes déstabilisés par l’hyper-médiatisation de certains cas de sclérose en plaque. »« Même chez certains professionnels de santé, le doute est présent », ajoute Christine Jestin, coordinatrice du programme maladies infectieuses et vaccins de l’INPES.
L’exemple du vaccin antigrippe :
Cet hiver, l’épidémie de grippe a représenté un surcoût pour la sécurité sociale de 100 millions d’euros. Les professionnels de santé s’interrogent sur la meilleure manière de faire baisser le nombre de cas : faut-il vacciner plus de personnes ? Faut-il vacciner plus tôt ? (2 semaines sont nécessaires pour être totalement immunisé).
- Le taux de mortalité dû à la grippe est passé d’un taux moyen de 200 pour 100.000 sur la période 1950-68 à un taux de 26 pour 100.000 sur la période 1983-2001
(Source : INSERM. Vaccinations – Actualités et Perspectives. Expertise Collective INSERM. 1999)
- La forte épidémie de grippe de l’hiver 1999-2000 a touché 8,8 millions de français. Elle a coûté 410,5 M € en soins ambulatoires et 426,6 M € en arrêts maladies.
(Source : Claude Le Pen, L’Economie Politique des Vaccins : entre médicaments et outils de santé publique, Etudepour GSK-France, 2007)
Enjeu majeur, la question de la vaccination des personnels de santé. Dans son rapport, Paul Blanc constatait que « l’objectif n° 39 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique, qui fixe à 75 % la proportion des professionnels de santé vaccinés, est loin d’être atteint. Si près de 70 % des médecins généralistes sont vaccinés chaque année, ce n’est le cas que de 30 % des infirmiers libéraux. Ces taux ne permettent pas d’éviter la transmission du virus entre les soignants et les malades. Avec un tiers seulement de personnels vaccinés, la situation est particulièrement préoccupante à l’hôpital où les risques de contagion sont élevés.
Alors que le Parlement a adopté en 2006 un amendement rendant obligatoire la vaccination des professionnels de santé, la mesure n’est toujours pas mise en œuvre.
Ne pas sous estimer le risque de pandémie
La France est-elle préparée à une éventuelle pandémie grippale ? Selon Michel Setbon, Sociologue, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS, « il existe clairement un phénomène d’érosion de la crédibilité accordée aux messages d’alerte à la pandémie grippale […] Le public croit de moins en moins à la survenue d’une pandémie. En d’autres termes : plus on lance des alertes sur ce thème sans qu’elles se trouvent confirmées, plus la proportion des personnes qui pensent que cette menace se concrétisera décroît ».
Les infections les plus mortelles dans le monde, 2002 (Source OMS 2004)
Maladie
Nombre de morts par an
Infections respiratoires
4,02 millions
Sida
2,92 millions
Maladies diarrhéiques
1,87 millions
Tuberculose
1,56 millions
Paludisme
0,91 million
Total maladies infectieuses et parasitaires
15,00 millions
Comme chaque année, un exercice national est en cours de préparation. Il aura lieu le 10 mars. Mais des questions restent en suspens : en combien de temps la pandémie peut-elle se propager ? Qui vacciner en premier? Qui vaccinera la population? Si les autorités sanitaires et les industries pharmaceutiques annoncent être préparées à ce type de risque, le grand public et les médecins sauront-ils quoi faire le jour J ? Cette dernière question met en avant l’appropriation nécessaire du risque pandémique par l’ensemble de la population.
Les nouveaux vaccins
- En 2007, Le marché du vaccin représentait 9,5 milliards d’euros soit 1,7% environ du marché mondial du médicament (Source : Pharmaceutiques N°148. Juin 2007)
- 15 %, c’est le taux annuel de croissance du marché mondial de vaccins en 2007, soit plus du double de celui de l’industrie mondiale du médicament. (Source : Pharmaceutiques N°148. Juin 2007)
- La production française représente 30% de la production mondiale en nombre de doses (Source : LEEM – Les Vaccins aujourd’hui et demain : l’innovation s’accélère)
- 180 jours, c’est le délai légal entre le dépôt de la demande d’autorisation de mise sur le marché par un laboratoire et la décision des autorités sanitaires.
- Sur 20 vaccins sur le marché français entre 2000 et 2007, un délai moyen de 275 jours a été nécessaire entre l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché et la parution de l’avis de la Commission de la Transparence. (Source : Claude Le Pen, L’Economie Politique des Vaccins : entre médicaments et outils de santé publique, Etude pour GSK-France, 2007)
Maladie d’Alzheimer, Sida, méningite B, maladies tropicales autant de pathologies pour lesquelles les laboratoires pharmaceutiques français recherchent des vaccins préventifs ou thérapeutiques : plus d’une quinzaine de vaccins nouveaux ou améliorés sont apparus depuis 2000. La recherche et l’innovation en matière de vaccins doivent répondre à une véritable stratégie. Lequel est le plus attendu ? Le plus avancé ? Lequel présente le plus grand intérêt à l’échelon mondial ? Quels choix faire parmi les nombreuses recherches en cours ?
Les chercheurs mettent également en avant les nombreuses difficultés organisationnelles et réglementaires en France pour la mise en œuvre d’essais sur des patients volontaires avant une demande d’autorisation de mise sur le marché. « Il est difficile de former des cohortes, en particulier pour les vaccins destinés aux enfants » affirme Paul Blanc dans son rapport. « En outre, l’absence de réseaux de médecins chargés des recherches cliniques oblige les industriels à trouver par eux-mêmes des médecins volontaires, ce qui augmente les coûts et allonge les délais de l’étude. Les laboratoires se tournent donc de plus en plus vers l’étranger, le risque étant que les médecins et les hôpitaux français soient moins au fait des nouvelles connaissances épidémiologiques. »
Enfin, il existe de nombreux freins à l’accès des vaccins au marché. Le délai légal entre la demande d’autorisation de mise sur le marché par un laboratoire et la décision des autorités sanitaires est fréquemment dépassé. La procédure d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché) est un véritable parcours d’obstacle pour les entreprises qui manquent de lisibilité.
Partenaire institutionnel :Ministère de la Santé et des Sports
Partenaires :GlaxoSmithKline, Novartis Vaccines, Sanofi Pasteur, Sanofi Pasteur MSD, Wyeth Pharmaceuticals

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2 Commentaires sur “Vaccination et vaccins en 2009 en France”

  1. fabs a dit :

    les vaccins sont inutiles ,dangereux!
    des centaines de millions de personnes le savent..et de plus en plus de scientifiques…des milliers d associations…existent et vont se developper!
    l oms est une institution a la solde des labos
    l AAAS A PROUVé l impostures de pasteurs!
    l oms a reconnu son echec vaccinal pour la variole!
    et toutes les statistiques et courbe des annuaires statistiques montrent qu aucune épedidémie n a été eradiquéé!
    (grouppe efvv)
    vous n etes pas des scientifiques…des charlatans de la medecine..l oms confirme le 26 janvier que les citoyens ne croient plus aux recommendations sanitaires..on ne CROIT plus ON sait QUE VOS VACCINS SONT TOXIQUES ET DANGEREUX

  2. tetanos a dit :

    je vous prouve là a l instant l ineptie du tétanos!

    la maladie n est pas immunisante..comment le vaccin pourrait il l etre?

    le bacille anaérobie stricte ne vit que ds l intra muscullaire..la toxine sévit dans les voies nerveuses..a aucun moment ni le bacille ni la toxine sont ds le sang la lymphe..le systeme immunitaire des anticorps lymphatiques et sanguins ne sont donc jamais en contact avec le bacille et la toxine..(d ou le carractere non immunisant)
    a aucun moment un malade ne developpe d anticorps de antitetannos ni antitoxine…
    l experience de g ramon est absurde…son anatoxine certe guerit si on injecte la toxine du tetanos ds le sang..
    mais cela ne se produit jamais en vraie dans la maladie!!
    le vaccin antitétanique n a strictement aucun effet…
    c est un fait prouvé par le docteur meric et bien d autres!
    quand au statistique…lol….

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