UV artificiels cancérigène

LA SÉCURITÉ SOLAIRE INTERROGE LES INTERNAUTES SUR L’IDÉE D’UNE TAXE SUR LES
UV ARTIFICIELS

Depuis l’élévation par l’OMS des UV artificiels au rang de cancérigène avéré,
au même titre que le tabac notamment, nombre de médecins et acteurs de santé
publique évoquent l’hypothèse d’une taxe sur les salons de bronzage. Le
président Obama est venu appuyer cette idée en faisant voter récemment une
taxe de 10 % sur les bancs solaires américains.

L’association Sécurité Solaire, centre collaborateur de l’Organisation
Mondiale de la Santé (OMS), a lancé la semaine passée un sondage sur son site
web http://www.soleil.info : Êtes-vous pour ou contre une taxe sur les UV
artificiels ? Les internautes sont invités à voter mais également à relayer
le module qui permet de voter en ligne sur leur blog, page Facebook et autres
réseaux sociaux en ligne.

En quelques jours, près de 500 votes ont été enregistrés, dont plus de 80 %
sont favorables à cette taxe. Pierre Cesarini, directeur et porte parole de
La Sécurité Solaire, a analysé ces premiers avis : “En fait, la balance
penche encore plus du coté de la taxe qu’il n’y parait ! Beaucoup
d’internautes ont voté contre la taxe car ils demandent l’interdiction pure
et simple des lampes à bronzer qui sera sans doute impossible à obtenir. Les
principaux arguments cités pour cette taxe sont logiquement liés à l’effet
dissuasif que son instauration engendrerait. Nombreux sont également ceux qui
ne comprennent pas pourquoi le tabac est taxé au titre de sa dangerosité et
pas les UV artificiels.”

Autre argument largement évoqué : les coûts de santé liés à la fréquentation
des salons de bronzage. “Lorsqu’on sait que le coût du traitement des cancers
de la peau dépasse le milliard d’euros chaque année en France, une taxe sur
les centres de bronzage semble bien s’imposer. D’autant que parallèlement, il
n’a jamais été nécessaire de faire des UV artificiels pour bénéficier des
quelques effets positifs que procure une exposition très modérée au soleil et
une alimentation riche en vitamine D” précise Jean François Doré, Directeur
de Recherche émérite à l’INSERM.

L’association qui maintiendra en ligne ce sondage pendant quelques semaines
souhaite recueillir le plus d’avis possible avant de saisir officiellement
les autorités concernées. En attendant, elle déconseille fortement
l’exposition aux UV artificiels t demande une meilleure application de la
règlementation en vigueur en France, qui comprend notamment : la stricte
interdiction d’accès aux mineurs ainsi que l’interdiction de faire référence
à un quelconque bénéfice pour la santé.

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Un avis so far.

  1. Dominique a dit :

    Je trouve cette affaire incroyablement malhonnête intellectuellement… Il est évident que lorsque l’on affirme d’une façon péremptoire que les cabines solaires sont hyper dangereuses, qu’elles provoquent des cancers terribles, etc. et que le public qui lit celà n’est absolument pas averti, connaisseur des études scientifiques diverses supposées étayer ce type d’informations. Demandez à ce même public si il est pour ou contre une taxation dissuasive des cabines solaires, il répondra bien entendu en majorité oui… Quel culot de manipuler ainsi l’opinion, il est tout de même nécessaire de rétablir un peu de vérité afin que ce débat puisse se dérouler en toute honnêteté intellectuelle. Pour ce, voici par exemple les conclusions d’une étude scientifique menée par William B. Grant, un des experts les plus renommés mondialement dans le domaine de la recherche sur la vitamine D. Celui-ci est très critique envers la méthodologie utilisée par le Centre international de recherche sur le cancer (International Agency for Research on Cancer – CIRC) lors de ces recherches sur un lien entre utilisation des sola-riums et risque de cancer de la peau. «Le CIRC a pris en compte 19 études au total comme base d’une métaanalyse et après avoir examiné les données, il en a conclu qu’il existe un lien entre utilisation de solariums et risque de cancer de la peau pour la tranche d’âge des moins de 35 ans. Sur ces 19 études, cinq se rapportent à des sujets qui présentent le type de peau un. Comme ce type de peau, conditionné génétiquement, est lié à un risque plus important de développer un cancer de la peau, il est depuis toujours vivement conseillé à ce groupe de population d’éviter l’ensoleillement – que ce soit dans un solarium ou à l’air libre. Pour un travail méthodique et précis, ce groupe doit être considéré séparément. Le CIRC a manifestement négligé cela», explique William B. Grant. Et d’ajouter que si l’on procède à cet examen séparé, il n’y aurait pas de liens de causalité entre utilisation de solariums et risque de cancer de la peau.
    Dans une étude parue dernièrement dans la revue spécialisée «Dermato-Endocrinology», Grant évoque en détail la méthodologie de recherche lacunaire du CIRC.
    L’European Sunlight Association (ESA) est l’organisme cadre européen dans le domaine du bronzage et représente actuellement 30 associations et entreprises nationales situées dans 17 Etats membres de l’UE, en Norvège, en Suisse, en Russie et aux États-Unis. L’ESA est basée en Belgique.
    Remarque:
    Vous trouverez un résumé de l’article «William B. Grant: Critique of the International Agency for Re-search on Cancer’s meta-analyses of the association of sunbed use with risk of cutaneous malignant melanoma, in: Dermato-Endocrinology 1:6, 1-7; November/December 2009» sur le site web de l’ESAwww.europeansunlight.eu à télécharger.

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